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La Couleur des Sentiments : ni blanc, ni noir ?

Critique du film de Tate Taylor

lundi 16 janvier 2012, par Rodolphe Palluaud

La Couleur des sentiments, ni un film historique sur le racisme, ni une comédie, ni un drame mais les trois à la fois. C’est dans cette optique que je propose d’appréhender le film de Tate Taylor : un film de la singularité et des mélanges tout en étant une critique sociale et une rétrospective historique large et globale mais tellement efficace.

1- Pour ceux qui n’ont pas vu le film

 Plantons le décor...

L’histoire se passe à Jackson, dans l’État du Mississippi aux États-Unis dans les années 1960. La ségrégation raciale entre noirs et blancs régie la société.

C’est dans ce contexte social que Skeeter, jeune diplômée blanche en journalisme, décide d’écrire un livre qui expose le point de vue des bonnes noires. Excédée par les réactions de ses amies blanches, skeeter fait appel aux bonnes de celles-ci, sans grand succès. Seul deux bonnes aux histoires singulières, Aibileen et Minny, décident de prendre un tel risque et se confient à la jeune femme blanche, chose peu commune à l’époque.

La pression sociale ne fait que croitre, un noir est assassiné alors qu’il militait pour les droits civiques. Les réticences des bonnes s’effacent alors et nombreuses sont celles qui décident d’aider Skeeter. Le livre parait en peu de temps.

L’ouvrage déclenche la fureur d’une des amie de Skeeter, Hilly qui est profondément raciste et découvre alors que le livre parle d’elle et de Jackson. Coup de force de la part des bonnes et de Skeeter, cette amie fait tout pour empêcher la vérité d’éclater, sous peine de voir les histoires honteuses la concernant révélées au grand jour. Cela permet également aux trios de choc, Aibileen, Minny et Skeeter, d’éviter la prison.

La presse n’est pas en reste, nombre des critiques sont positives. Que se soit pour l’histoire en elle-même ou le jeu apprécié des actrices, les critiques sont généralement positives. Par ailleurs, le public semble plus conquis par cette adaptation alors que la presse est plus mitigé.
 [1]
Une question très intéressante est posée par les critiques : le sujet n’est-il pas trop “sentimentalisé”, comme le suggère le titre ?

Notes

[1Critiques des grands journaux et quotidiens disponibles sur Allociné

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