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Stage à l’Assemblée nationale

lundi 1er mai 2017, par Rémi Humbert

Durant les trois années de notre Licence de Lettres parcours renforcé Sciences Politiques à l’université de Poitiers, nous avons eu l’opportunité de réaliser un stage d’une durée d’un mois ou plus. Étant intéressé par les métiers de l’action publique mon premier choix fut de postuler dans une préfecture. Soucieux de me rapprocher des instances décisionnelles de notre pays, cette institution me semblait être la plus complète vis à vis de mes envies en tant qu’elle tisse le lien entre le pouvoir exécutif et les citoyens français. A cause d’un nombre d’études insuffisantes et un manque d’expérience je me résignais à trouver une autre piste.
Quelques jours plus tard, j’ai eu la chance de rencontrer à l’occasion de la commémoration du 8 mai 1945 la députée de ma circonscription. A la fin des traditionnelles lectures en hommage aux combattants mort pour la France et les appels à la paix, j’ai pris l’initiative de discuter des affaires politiques en cours avec elle. Après quelques minutes de discussion je me suis enfin décidé à lui dire que je cherchais un stage d’un mois dans une institution française. Elle me proposa alors de rejoindre son équipe parlementaire. Il allait se dérouler en deux temps, une semaine à la permanence en province et trois semaines à l’Assemblée nationale. Je devins donc son attaché parlementaire bis en travaillant et en accompagnant tous les travaux de la députée.
Arrivé à la permanence, je découvrais une équipe parlementaire composée de deux secrétaires, une attachée parlementaire présente sur le territoire et un autre restant à l’Assemblée nationale. A peine le temps de me présenter à mes futurs collègues de bureau que nous étions déjà partis sur les routes de la circonscription. La députée, son attachée parlementaire et moi même étions en route pour visiter successivement trois communes. Elle était particulièrement attentive à la rencontre physique des citoyens, cet échange qui crée les liens entre les élus et les citoyens n’est malheureusement pas suivit par l’ensemble des députés. Ces rencontres avec des travailleurs, des maires, des conseillers municipaux, des associations ect. étaient le moyen pour la députée de rester en lien avec la politique local et d’être à l’écoute des problèmes rencontrés par les citoyens. Le lundi et le vendredi étaient réservés à ces échanges, chaque information utile à la résolution ou à l’accompagnement lors des entretiens étaient suivi par la création d’un dossier papier et numérique pour que la députée et l’ensemble de son équipe puissent analyser et comprendre la situation des administrés en question. Dans la majorité des cas, l’attachée parlementaire présente sur la circonscription et la députée étudiaient les démarches possibles pour aboutir à la résolution du problème. A partir de la décision de la députée, je devais mettre en pratique ce qu’elle avait jugé comme la meilleure solution. Ainsi j’ai pu rédiger des courriers pour différents organismes tels que la préfecture, les mairies, la caisse d’assurance maladie, le ministère des Affaires sociales et de la Santé etc. Ces travaux m’ont demandé une analyse détaillée de la situation en question car je devais avoir l’ensemble des éléments du dossier pour répondre le plus justement. Outre les courriers, j’ai rédigé des articles pour le site de la députée sur les actions menées par la députée dans la commission des affaires étrangères, les lois votées, les questions écrites, les questions orales...
Arrivé à Paris la deuxième semaine, le travail de l’attaché parlementaire était différent. La première tâche que j’ai effectuée fut de répondre aux courriers des citoyens qui demandaient d’être informé sur les avancées de textes législatifs. De nombreuses entreprises soucieuses de savoir dans quelle direction le gouvernement souhaitait orienter la politique économique ou des citoyens voulant être informé sur des sujets de société comme l’environnement, nous demandaient de bien vouloir questionner les ministères sur les projets de lois ou encore de déposer des amendements. Après avoir eu l’accord de Madame la députée je devais faire une recherche minutieuse des amendements déjà déposés auxquels les ministres avaient répondu et du projet de loi en lui-même. Si aucun amendement n’avait été déposé à ce sujet et que le texte de loi ne mentionnait pas des prises de positions claires du gouvernement alors je me devais de déposer une question écrite au ministère en question. J’ai également pu suivre depuis Paris les avancées des dossiers des personnes rencontrées les premiers jours de mon stage et contribuer à leurs évolutions. Enfin le suivi des sessions de la commission des affaires étrangères ou encore la rédaction d’articles de presses pour le site de Madame la députée furent les principales tâches que j’ai dû réaliser.
Il faut ajouter à cela que j’ai eu l’occasion, à plusieurs reprises, d’assister aux questions de gouvernement dans l’Assemblée. La surprise fut grande lorsque devant mes yeux des élus de la République s’offraient à une scène de théâtre ridicule plutôt qu’une écoute attentive et constructive. J’ai également eu la chance de visiter l’Hôtel de Matignon en présence de son historien ce qui est particulièrement intéressant au vu des connaissances acquises sur les décisions et les anciens premiers ministres qui y ont résidé.

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