Accueil > Actualités > Productions > Fiches de lectures > Brève histoire du néolibéralisme-David Harvey

Brève histoire du néolibéralisme-David Harvey

lundi 1er mai 2017, par Rémi Humbert

« Freedom is a very good horse to ride, but to ride somewhere » cette citation du poète anglais Matthew Arnold paraît être une bonne introduction aux thèses exposées dans Brève histoire du néo-libéralisme, écrit par David Harvey en 2005, publié en français en 2014 aux éditions les Prairies ordinaires et préfacé par François Denord. David Harvey est un géographe britannique marxiste né en 1935. Selon lui, les pratiques néo-libérales mises en place par les sphères financières et politiques dans nos sociétés mondialisées contemporaines ont pour projet la « restauration du pouvoir de la classe dominante » par « l’accumulation de capital par dépossession » des classes dominées. Pour faire la démonstration de cette idée, D. Harvey mène une analyse à la fois économique, géographique, historique et politique sur les conséquences de l’application des théories néolibérales au travers six chapitres. L’auteur s’intéresse particulièrement aux années 80 (l’arrivée au pouvoir de Deng Xiaoping, Margaret Thatcher, et Ronald Reagan) à nos jours. Précisons que ce livre fut écrit en 2005, nous ne pouvons ainsi pas y trouver d’analyse de la crise financière mondiale qui a commencé avec la crise des subprimes. Par contre, il porte un intérêt particulier à la politique menée par Georges W. Bush, à l’époque président des États-Unis, ainsi qu’aux conséquences des attentats du 11 septembre 2001. Les analyses géographiques menées paraissent assez exhaustives puisqu’une intention particulière est portée à un grand nombre de zones. De nombreux exemples sont étudiés notamment les Etats-Unis, la Grande Bretagne, la Suède, l’Afrique du Sud, le Chili, l’Argentine, etc. L’introduction est consacré à la définition du néolibéralisme qu’il définit comme étant « d’abord une théorie des pratiques économiques, le meilleur moyen d’œuvrer au bien-être des hommes est de désentraver la liberté d’entreprendre et les talents individuels au sein d’un cadre institutionnel caractérisé par le libre-échange (…).L’État a pour rôle de créer et de maintenir un cadre institutionnel propice à ces pratiques » par le biais de la monnaie, des pouvoirs juridiques, militaires et de police pour « garantir, au besoin par la force, le bon fonctionnement des marchés »

Partager

Commenter

TAGS

EN IMAGES

Charles Taylor Le premier jour The day after tomorrow, Roland EMMERICH (2004) Les SPartiates lors du pot de départ à l'université Productions Écrites féminisme Une conférence à l'IFT

Visiteurs connectés : 4