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Un an à Den Haag IV

Collocation, et excursion à Groningen

dimanche 30 avril 2017, par Sima Olé

« Vélo, métro, dodo », mon échange commence sincèrement à s’ancrer dans cette routine plutôt agréable. En ce moment, tout va bien, mon quotidien s’articule autour de trois pôles, l’université, la collocation, et le Fiddler, un bar de La Haye. J’y ai rencontré deux françaises incroyables, Emma et Laura, avec lesquelles je passe beaucoup de mon temps. Tous les trois avons organisé un dîner mercredi et le jeudi soir avant de sortir. Elles sont une très bonne compagnie bien que leur manque d’expérience de la vie loin de leurs parents trahit une sortie récente du lycée et de ce fait une certaine immaturité. Du côté de ma vie en collocation, tout va très bien , notamment avec Nolan, avec qui je partage énormément. Nous nous confions régulièrement l’un à l’autre. Ellis lui, s’avère être un garçon assez discret qui passe des nuits entières dans sa chambre à parfaire ses photographies via des logiciels artistiques plus abscons les uns que les autres. Néanmoins nous passons certaines soirées tous les trois. Souvent pendant la journée nous décidons d’organiser un repas, que nous cuisinons ensemble le soir avant de nous installer dans notre véranda où nous sirotons quelques bières tout en profitant des spécialités locales.

Ce week-end, j’ai été à Groningen, chez Iris, une amie française avec laquelle j’étais dans la même classe au lycée, tu te souviens ? Sa mère était responsable d’une mission diplomatique en Érythrée et nous avions été avec d’autres amis quelques jours sur les bords de la rivière Obel ! Je suis sur que tu t’en rappelles, elle est cette séduisante fille aux cheveux cuivrés et aux yeux du même bleu que la Mer Rouge. Nous avons tous deux été vraiment heureux d’apprendre que nous pourrions nous revoir aux Pays-Bas ! Groningen est une ville à environ trois heures de train de La Haye, elle est la plus importante en matière de population dans l’extrême nord du pays. D’ailleurs, je peux te dire que quand on descend du train, on sent la différence de températures. C’est une commune typiquement hollandaise dans son architecture elle aussi. Les avenues y sont longues, étroites, encerclées de maisons aux devantures folkloriques et parcourues par les vélos de long en travers.



Centre ville de Groningen



Ce que j’ai particulièrement apprécié là-bas, c’est la manière avec laquelle la froideur du climat est en totale contradiction avec la chaleur et la jovialité de ses habitants. Sincèrement, partout où je voyage dans ce pays, j’ai l’impression que les locaux, que nous appelons gentiment entre nous les « dutch », sont accueillants et souriants. Ça m’a fait du bien de m’échapper un peu de La Haye et de son agitation commune à toutes les capitales pour rejoindre le calme Nordique. J’y ai fait la rencontre des amis d’Iris qui sont des gens formidables. Ils sont pour la plupart français et étudiants en cinéma, mais il y avait aussi un Russo-ukrainien avec lequel j’ai pu pratiquer mes compétences de la langue de Pouckhine. Je crois que j’y ai dansé et bu comme jamais. Ils m’ont emmené dans un club appelé « le Paradygm », qui est l’un des endroits les plus extraordinaires où il m’a jamais été donné la possibilité de faire la fête. C’est à environ trente minutes de vélo du centre de Groningen, dans la périphérie, parmi quelques rares grandes enseignes de bricolage. Dans cette boîte à la décoration avant-gardiste, il est possible d’amener ses propres boissons alcoolisées, et les DJ mixent tour à tour sans arrêt pendant plus de quarante-huit heures tu imagines ! J’y ai dansé comme ça ne m’était jamais arrivé auparavant. Mon corps était libre de s’exprimer à sa guise et mes mouvements étaient en adéquation avec ce que j’éprouvais.



Planfond du Paradygm



Ce passage à Groningen était extraordinaire et en revenant à La Haye, à ma routine, j’ai l’impression de sortir de cette bulle incarnée par cette ville nordique ou, le temps d’un court week-end, j’ai imprégné les murs d’un endroit aussi curieux que le Paradygm de ce sentiment rare qu’est celui de l’émancipation.
Comme j’aurais aimé partagé tout ça avec toi. En tous cas, je t’embrasse et te dis à bientôt !

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