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Jérôme Perrier, « Michel Debré et les avatars du libéralisme français (1936-1945) »

mardi 18 avril 2017, par Augustin Audouin

Cette fiche de lecture porte sur l’article écrit par Jérome Perrier et intitulé « Michel Debré et les avatars du libéralisme français (1936-1945) », qui est apparu en avril 2012, dans la revue Vingtième Siècle. Revue d’histoire (N° 116). Jérome Perrier est professeur d’Histoire à Sciences-Po. Il est un spécialiste de Michel Debré, et a notamment publié une biographie de l’intellectuel aux Editions Ellipses en 2012. L’article, qu’il a aussi écrit en 2012, est un texte scientifique qui porte une réflexion sur la position de Michel Debré dans le contexte français de la crise de la démocratie libérale sur une période allant du Front Populaire, jusqu’à la Libération (1936-1945). Michel Debré est présenté comme un homme attaché aux libertés individuelles, c’est à dire aux principes du libéralisme politique, mais qui paradoxalement croit dans la nécessité d’un Etat fort pour les défendre. A travers son histoire politique, nous allons voir que lors de la crise de la Troisième République et des premières années de l’Occupation, toute une génération a été marquée par une profonde crise des valeurs démocratiques et libérales. Aussi bien dans la résistance qu’à Vichy, la défaite a conduit à un traumatisme et à divers doutes concernant l’efficacité du parlementarisme, et de toutes les valeurs de la démocratie libérale. Cette crise de la démocratie libérale a développé, notamment chez Debré, mais chez toute une génération d’intellectuels, un désir d’autoritarisme et d’Etat fort. Une dérive totalitaire au prix de la liberté ?
Cet enjeu fait partie d’un débat d’historiographie encore aujourd’hui. En effet, les historiens se demandent encore comment d’irréprochables défenseurs du libéralisme et des valeurs de la démocratie ont pu se dévoyer, au point d’envisager des changements de régime comme le retour à la monarchie, ou de tomber dans la tentation totalitaire de la dictature. L’extrême évolution idéologique d’un certain nombre d’intellectuels entre 1936 et 1945 est encore étudié aujourd’hui, comme par exemple à travers l’exemple de Joseph Barthélémy, qui défendait avec éloquence la démocratie et les libertés dans les années 1920, et qui a rallié une solution autoritaire dans les années 30, jusqu’à devenir ministre des sections spéciales sous le régime de Vichy.
Nous en venons alors à nous demander dans quelles mesures, à travers l’exemple de Michel Debré, toute une génération d’intellectuels français ont eu une tentation autoritaire à la suite de la crise de la démocratie libérale et de la défaite en 1940 ?
Nous verrons dans un premier temps la thèse de l’auteur, ainsi que sa démarche intellectuelle pour l’argumenter. Dans un second temps, nous essayerons de discuter sa thèse, de montrer sa pertinence, sa portée et son intérêt, mais aussi ses limites et ses manquements.

La thèse de l’auteur

La thèse de l’auteur se développe autour de l’exemple de Michel Débré. Il convient de décrire brièvement le personnage, entre 1936 et 1946, pour essayer d’entendre la thèse qui va suivre. Michel Debré a intégré le Conseil d’Etat à l’âge de 22 ans en 1934, puis a participé à la Seconde Guerre Mondiale en 1940, avant d’être fait prisonnier. Parvenu à s’évader peu de temps après, Michel Debré retourne de nouveau au Conseil d’Etat. Il prête serment au Maréchal Pétain et est nommé maître des requêtes au Conseil d’État par Joseph Barthélémy en 1942. En février 1943, après l’invasion de la zone libre, il s’engage dans la Résistance, adhérant au réseau "Ceux de la Résistance " (CDLR). Pendant l’été 1943, il est chargé par le Général de Gaulle d’établir la liste des préfets qui remplaceront ceux du régime de Vichy pour le jour de la Libération. Il devient lui-même commissaire de la république à Angers en août 1944. Connu pour ses discours controversés et enflammées au Sénat, ou pour ses articles dans le Courrier de la Colère, Michel Debré a aussi écrit de nombreux texte de réflexion politique. Il est profondément libéral du point de vue politique, en affirmant que « le but et l’objet de la science politique est le développement de la liberté humaine et le respect de la personne humaine.". Seulement la défaite de 1940 contre l’Allemagne nazi est un tournant pour ses convictions libérales. En effet, l’intellectuel va décréter « l’échec du système libéral » en dénonçant ses défauts institutionnels tant sur le plan politique qu’économique. Les convictions d’avant guerre de Debré sont mises à l’épreuve, au point de se tourner vers une forme d’autoritarisme. Mais Debré va assister à l’échec et l’arbitraire de l’ordre tyrannique, de l’autoritarisme et de la dictature sous le régime de Vichy, ce qui réveillera à nouveaux les profondes convictions libérales ancrées en lui.
L’auteur développe donc sa thèse à travers l’histoire intellectuelle, idéologique et politique de Michel Débré. En effet, l’auteur considère que le parcours de Michel Debré, est emblématique d’une période, d’une époque et d’une génération d’intellectuels. Il est indéniable de remarquer que lors des premières années de l’Occupation, toute une génération a été marquée par une profonde crise des valeurs démocratiques et libérales. Aussi bien dans la résistance qu’à Vichy, la défaite a conduit à un traumatisme et à un doute, à plusieurs degrés, de l’efficacité du parlementarisme, et de toutes les valeurs de la démocratie libérale. Michel Debré a douté comme beaucoup d’autres, de ce qu’il appelait "l’ordre libéral", sans jamais vraiment oublier ses premières valeurs, républicaines. La brève tentation autoritaire de Debré et d’autres lors de cette époque ne s’est jamais transformée en dérive totalitaire. Les dérives de la dictature ont plutôt conduit à une méfiance de l’autorité, et à la réhabilitation du modèle républicain d’avant guerre. Ils ont pensé qu’il fallait rompre avec le régime républicain antérieur, trop orienté vers la défense de l’individu, et qu’il fallait, face à la situation de péril de la nation, rendre à l’Etat sa toute puissance. A la fin de la guerre, le calme revenu, c’est comme une synthèse de ce sentiment, conciliant le besoin de liberté et les nécessités du pouvoir, qui s’est retranscrit dans la Constitution. A l’opposé du totalitarisme, mais à distance aussi du libéralisme de l’individu, qui prétendait forger le mode républicain sur la liberté du citoyen. Michel Débré arrive ainsi à la conclusion qu’un vrai régime de démocratie libérale, est celui d’un Etat fort, qui sauvegarde les intérêts de la nation, mais garantit aussi la liberté de ses citoyens. Pour lui la seule chance de résister à la menace totalitaire consiste à se doter d’Etats démocratiques forts. Le pouvoir ne serait plus l’ennemi de la liberté mais son garant.

La démarche de l’auteur

Au delà d’une simple histoire d’un personnage intellectuel, ce texte tente de montrer à travers l’exemple de Debré, en tant que haut fonctionnaire français et en tant que résistant, comment les défenseurs de la démocratie libérale ont pu douter de celle-ci dans cette période trouble de de la fin des années 1930 et de la guerre où la démocratie libérale est en crise.
Dans un premier temps, nous verrons comment Michel Debré, alors jeune technocrate, réagit douloureusement et de l’intérieur à la crise de la démocratie libérale et parlementaire. Dans un deuxième temps, nous verrons comment ses convictions libérales vont être troublées par l’effondrement de 1940 et comment cela a suscité chez lui une tentation autoritaire. Enfin nous verrons comment son entrée dans la Résistance lui a permis de se réconcilier avec ses idéaux libéraux et de penser une réconciliation de liberté et autorité, dans la lignée d’un « libéralisme par l’Etat », hérité des grands fondateurs de la Troisième république, qu’il admire.

La crise de la démocratie (1936-1939)

En 1936, les valeurs de la démocratie libérale sont remises en cause. Pourtant, les convictions républicaines de Debré sont certaines, en témoigne son engagement contre les actions et idées de l’Action françaises et des Jeunesses Patriotes. Toute idée de dictature ou d’autoritarisme le font bouillonner. Il admire les institutions républicaines françaises et s’en prend davantage à la classe politique, qu’il juge incompétente et responsable de l’instabilité ministérielle.
Dans le contexte de 1935 et de la montée des dictatures fascistes qu’il rejette viscéralement, Debré va de plus en plus s’impliquer en politique. En 1936, Debré écrit une pièce de théâtre intitulée Le Dictateur où il partage en réalité ses réflexions sur la nature d’un bon gouvernement. Il y critique évidemment les régimes totalitaires et tyranniques, mais étrangement aussi le régime parlementaire. Il semble emprunt au doute quand au système politique français, et ne semble pas avoir pleinement confiance en la démocratie libérale qui se traduit par le régime parlementaire. Debré semble avoir perdu la flamme libérale et républicaine à la vue de la décadence politique de la France, de l’impuissance d’une classe politique rendue inerte par des guerres entre parties sans aucun but et de la faiblesse des nombreux gouvernements qui s’enchainent. Dans son ouvrage intitulé L’Etat républicain, où il dénonce la démission des hommes politiques, il se pose comme le gardien de l’interêt général. Ce sentiment d’impuissance est commun à de nombreux intellectuels de cette période qui remettent alors en question la pertinence des valeurs de la démocratie libérale et plus précisément du système parlementaire.

Une tentation autoritaire (1940-1942)

L’auteur se demande ensuite comment la situation de guerre, d’occupation, d’exil ont changé l’idéologie politique de Degré. Elle a modifié sa vision libérale de la politique. Debré, qui, avant la guerre, ne critiquait seulement que les insuffisances de la classe politique, vient désormais remettre en question le modèle républicain, ainsi que des fondements de la démocratie libérale. L’auteur montre que ces propos sont courants à cette époque, aussi bien à Vichy, que dans la Résistance, tant la Troisième République fut un désastre politique. Ainsi, l’idée principale de Debré est de rendre fort le gouvernement car il considère que la séparation des pouvoirs est un mythe politique, inaccessible, et même dangereux. « Le gouvernement sera autoritaire. Il ne peut en être autrement : les problèmes politiques, économiques, sociaux, auxquels il faut faire face sont trop graves pour admettre les discussions incessantes, les hésitations, les contradictions des gouvernements libéraux » (Déclaration de Saint-Ouen, 1941). Sa dérive autoritaire va même plus loin. En effet, Debré demande que le chef d’Etat soit nommé à vie ou alors établi de manière héréditaire. Il n’exclut même pas un rétablissement de la monarchie ou même la nomination d’un général de la Grande guerre. L’essentiel pour lui est de penser de manière opposé au précédent régime, et donc la démocratie libérale. Il souhaite un « gouvernement fort, autoritaire, comme les gouvernements d’Henry IV, de Napoléon, de Gambetta."
L’auteur montre que la défaite et l’occupation ont engagé une profonde remise une question intellectuelle et morale. A l’individualisme libéral en temps de démocratie libérale, Michel Debré souhaite faire succéder une mobilisation patriotique où l’état prédomine avant tout. Une politique ultra traditionaliste et conservatrice, comme le montre son approbation des lois répressives de Vichy contre l’avortement, en disant vouloir « les impliquer impitoyablement ». Il est indéniable que les idées développées par Debré entre 1940 et 1942 témoignent d’une crise des valeurs de la démocratie libérale et de l’individualisme. Mais il faut nuancer ses propos. Bien qu’il souhaite restaurer un pouvoir exécutif mis à mal par la Troisième république, et qu’il conteste les valeurs de la libertés, Debré ne prône pas un régime despotique. Son objectif est de trouver un compromis, de concilier autorité et liberté. Il est contre l’individualisme démocratique mais aussi contre les états totalitaires, omnipotents. C’est pour cela que Debré fait le choix de la résistance et de la rénovation intérieure.

Réconcilier liberté et autorité (1943-1945)

L’auteur veut ensuite montrer que les positions politiques de Debré ont évoluées en 1943. En effet, on observe une libéralisation dans ses conceptions politiques, mais aussi d’indéniables continuités. Il veut dynamiser la démocratie affaiblie et épuisée de la Troisième république. Désormais hostile à un régime présidentiel, il souhaite un régime parlementaire avec un pouvoir exécutif fort, à la britannique. Contrairement à quelques années auparavant, Debré juge désormais qu’une monarchie héréditaire n’est pas adapté pour la France. Il veut une république forte et autoritaire, qui permettrait un équilibre entre les libertés politiques entretenues par la démocratie, et le pouvoir entretenu par Etat. Pour illustrer la continuité de ses réflexions des années précédentes, il faut regarder avec insistance sur son projet de mixité et de recherche entre liberté et autorité. Car selon Debré, si une constitution est trop libérale et démocratique, elle échouera rapidement, et de la même manière si elle est trop autoritaire. Il faut une constitution harmonieuse, qui mélange droit des peuples et nécessité du gouvernement. Il faut que les pouvoirs ne soient pas trop concentrés, ni trop isolés mais plutôt aménagés pour se contrebalancer et se modérer réciproquement. Pourtant, à la Libération, en 1944, le projet constitutionnel a subi quelques changements, notamment au niveau d’un rétablissement de l’équilibre à l’avantage du pouvoir législatif. Aussi la Constitution restaure le suffrage universel et l’étend aux femmes, ce que Debré refusait.

Point de vue critique

Critique - Avant guerre

L’auteur est très pertinent dans sa volonté de montrer une crise de la démocratie libérale et de ses valeurs à la veille de la guerre. Certes, la France a résisté à ces mouvements de déstabilisation qui visaient à remettre en question la démocratie. Seulement ces mouvements de ligues dans les années 1930 sont aussi l’aveu d’une faiblesse dans la démocratie française. Celle ci est en crise, et cette crise s’exprime à travers l’antiparlementarisme, et donc la contestation de la Troisième République, comme le montre l’auteur à travers l’exemple de Michel Debré. Il oublie cependant de mentionner que l’on voit, dès ces années 1930, la nécessité pour cette république de mettre en place des outils, visant à renforcer son autorité, renforcer le pouvoir exécutif, car lorsqu’il y a danger, le gouvernement procède par décret, et ne passe pas nécessaire par des débats parlementaires. Ces décret-lois, ont tendance à se multiplier à la fin des années 30.

Critique - Contexte de guerre et d’Occupation

Ce qui est intéressant à relever dans la démarche de l’auteur, c’est qu’il précise ce qu’il se passe dans les mouvements de résistances intérieures ou extérieures. En effet, les résistants luttent contre l’occupation nazie, mais s’inquiètent aussi de savoir s’ils se rattachent toujours aux valeurs de la démocratie libérale. Ce que l’auteur oublie de mentionner, c’est le fait que les résistants cherchent à discréditer le régime de Vichy, et donc de montrer que le régime de Vichy est anti-démocratique, et que à contrario, les résistants se battent pour le retour à la démocratie. Il y a donc tout un travail de propagande fait par la France libre. L’auteur a raison de mentionner que la résistance a la volonté de renouveler le personnel politique, et qu’elle veut un retour à la démocratie mais à une démocratie renouvelée. L’auteur montre aussi avec pertinence l’attachement des résistants à l’idée du renforcement de l’autorité de l’exécutif, du pouvoir de l’Etat car l’entourage de De Gaulle considère que la faiblesse de la Troisième République est en partie responsable de la défaite.
L’auteur précise aussi avec raison que Michel Debré n’est jamais tombé dans le totalitarisme ou dans les dérives de l’autoritarisme. Il aurait en revanche pu préciser que cela a été le cas de nombreux intellectuels européens, et notamment ancien résistants belges ou français, qui vont considérer que Hitler va réaliser ce que les démocraties n’ont pas réussi à faire, c’est à dire mettre de coté leur égoïsme au profit d’un intérêt plus grand, celui de l’Europe. Ces européistes vont défendre cette Europe de la collaboration non pas au nom d’un fascisme, mais d’une Europe fédérale.

Critique au niveau de la sortie de guerre de l’Europe occidentale

L’auteur enfin montre bien que dès le printemps 1944, la résistance s’est organisée en véritable Etat clandestin prêt à prendre le relais des autorité de Vichy. En juin 1944, le comité français de libération nationale devient le Gouvernement Provisoire de la République Française. A cette époque, De Gaulle a nommé des commissaires régionaux de la république, qui doivent prendre le pouvoir au nom du GPRF, à la place des préfets de Vichy. L’auteur dit notamment que Michel Débré est nommé commissaire au sein de cet Etat clandestin, chargé d’avoir une réflexion sur l’avenir politique de la France. L’idée est qu’il y ait une continuité. L’auteur aurait pu évoquer aussi le fait que De Gaulle veut éviter que la France soit placée sous direction provisoire américaine et que c’est la raison pour laquelle il a mis en place une administration provisoire. Il y a une sorte de course de vitesse entre les résistants français et les américains car la Résistance doit prouver qu’elle a les cartes en mains. En octobre 1944, les alliés reconnaissent officiellement le GPRF comme gouvernement officiel de la France. L’auteur aurait aussi pu préciser que De Gaulle veut rétablir une vie politique nationale, mais aussi la renouveler. Dans son idée, il faut se débarrasser des notables de la Troisième République. Pour cela, De Gaulle va modifier les règles du jeu politique avec deux décisions importantes : le droit de vote aux femmes utilisé pour première fois en avril 1945, et en octobre 1945, les français doivent élire une assemblée constituante pour rédiger une nouvelle constitution. Ces élections ont lieu désormais au scrutin à la proportionnelle, et non plus majoritaire, qui favorisait les partis politiques plutôt que les notables politiques.

Pour conclure, on remarque que ce document a un intérêt particulier, notamment autour de l’image de Michel Debré. Car, si nul n’ignore son rôle déterminant dans la rédaction de la Constitution de 1958 ou dans la création de l’ENA et si l’on se souvient qu’il fut le premier Premier ministre du général de Gaulle, il a aussi joué un rôle important dans la période de la guerre, en dénonçant certaines valeurs de la démocratie libérale, et en étant l’ exemple d’un libéral tenté par l’autoritarisme dans ce contexte difficile. Michel Debré a toujours associé son action à une réflexion approfondie sur les grands problèmes de son temps. En effet, s’il a parfois semblé outrancié dans ses propos et injuste à l’égard de certains de ses adversaires, nul ne saurait contester qu’il fut toujours un homme de conviction, plus préoccupé de fidélité à ses idées que de popularité.
Ce texte a donc une portée scientifique intéressante, car il rentre dans le cadre d’une historiographie récente. Ce n’est que récemment que les historiens se sont intéressés aux raisons pour lesquelles d’irréprochables défenseur du libéralisme et des valeurs de la démocratie ont pu se laisser tenter par l’autoritarisme et même parfois le totalitarisme.
Enfin, on pourrait faire une dernière critique générale de l’article. En effet, l’idée, provenant de la tentation autoritaire, de bâtir un État fort au service d’une certaine idée de la nation, au détriment notamment du législatif est une idée qu’on retrouve dans la Cinquième République. Or, qui est le rédacteur principal de la Constitution de 1958 ? Un certain Michel Debré...

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