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SL(ÂME)

mercredi 3 mai 2017, par Léna Compagnon

SL(ÂME)

Petite goutte de sueur et grosse flaque de sang,
C’est ensemble mes sœurs que sans peur nous avançons
La violence fait partie du décor,
Plus qu’un appel à la lutte, c’est un appel à nos corps.

Piétinées pour ne laisser aucune trace de nous
Oubliées, nos mots s’entrechoquent où s’éteignent nos voix
Essoufflées, nos forces s’élèveront jusqu’au bout
Afin qu’explosent nos cœurs qui battent plus fort qu’on le croit

Notre envie de vivre gêne plus
que la définition qu’on s’en fait,
Parce que c’est plus solide que tout,
La dernière chose qui tient debout,
est l’une des premières pierres à un grand tout.

On fait peur et on dérange ;
n’ayant plus besoin d’espoir pour continuer,
Alimenté-e-s par l’étrange
force moins illusoire qu’on appelle amitié.

Quand on a ouvert les yeux, on ne peut plus faire demi-tour,
L’Inattaquable et vicieux compte à rebours
Nous donne l’illusion du choix entre se taire ou mourir,
Excusez-nous d’avoir encore des choses à voir, à faire, à dire.

C’est pas une question de moment, d’époque ni de génération,
ça fait bien trop longtemps qu’existent les rapports de domination.
Rien n’a tellement changé depuis les premières « civilisations »
Occidentales / nous sommes la continuité de cette cadence infernale

Préférant nous faire violence
Que déléguer nos êtres à des assassins conscients,
À qui des aveugles font confiance,
Nous allons à contresens
Et hurlons à contre-courant
Espérant une vie digne de ce nom,
à se partager entre êtres vivants

Et puis si on pense au résultat on se tue depuis hier,
Alors n’y pensons pas et soyons un peu fier-e-s.

A se verser un fiel visqueux et méprisant
Les uns sur les autres, ils oublient
Que c’est possible autrement.
A force de haine, de méfiance et de honte,
On n’ose plus penser qu’une pente ça se monte !

A force de causer avec la lune, nous avons des envies galactiques,
Ils nous traiteront de folles, d’hystériques évasives
Mais nous savons d’où vient cet’ rage doucement explosive
Et la recyclons en force pour en faire des milliers de tactiques

Ce n’est que le début, j’ n’ai pas dit mon dernier mot,
ça fuse ça bouillonne, ça parle un peu trop haut
Si c’est un pêché que de s’estimer
Si c’est un crime que de s’exprimer
Alors nous n’avons pas peur d’être vos terroristes
Il y a des bribes de beau qui nourrissent nos tripes tristes.
féminisme

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