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Grammaire de la Multitude, Paolo Virno

Pour une analyse es formes de vie contemporaine, fiche de lecture de Maelle REDOIS

jeudi 27 avril 2017, par Constance Valade

Résumé

Cet essai est la transcription d’un séminaire donné en 2001 par le philosophe et sémiologue italien Paolo Virno, au département de sociologie de l’université de Calabre. 
Paolo Virno estime que la définition des catégories politico-sociales de la modernité se fait à travers la dichotomie entre le peuple et la multitude. La multitude selon lui, a horreur de l’unité politique, est contre l’obéissance, contre les pactes durables et la transmission de droits à un souverain. Cet ouvrage est la recherche d’une définition de la multitude et une étudede la société .
La fin de la dichotomie amène à un retour de la multitude, et face à ce changement l’auteur observe une mutation du général intellect. La fin des communautés substantielles a également entraîné la fin de l’idée d’un « dedans » stable et d’un « dehors » incertain. Ce qui nous met en relation direct avec le monde extérieur. Cette variabilité peut générer en nous une angoisse nous raccrochant à l’Intellect partagé par tous. Il prend alors une nouvelle forme et devient un bien public. La multitude actuelle est donc une multitude étrangère. La production postfordiste est responsable de ces changements comportementaux. Elle encourage à avoir « l’habitude de ne pas avoir l’habitude ». C’est une des principales qualités exigées chez un travailleur aujourd’hui. Cette évolution va de pair avec une évolution profonde des moyens de production. Des phénomènes de la vie quotidienne perçus comme négatifs sont à présent perçus comme des avantages. L’auteur en profite pour nous faire part de son inquiétude face à une crise de la société du travail. Une crise de la subdivision de l’expérience humaine en travail, action politique et intellect. C’est une tripartition bien connue qui par la fabrication de nouveaux « objets » montre la politique comme imitant le travail, or l’auteur pense le contraire du fait de l’apparition de l’Intellect dans le travail. 
Le surplus de politique dans le travail aurait fait perdre sa « dignité autonome » à la politique. Le « dehors » du travail utilise un intellect public déjà moulé. Il dénonce de ce fait, une étatisation de l’Intellect et s’inquiète d’une dépolitisation de la multitude surchargée de politique.

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