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Histoire Mexicaine du XXème siècle

mercredi 3 mai 2017, par Lola Jacquot

En 1821, les armées espagnoles, affaiblies depuis quelques années par la domination Napoléonienne, sont vaincues en Amérique Centrale. Augustin de Iturbide se déclare empereur du Mexique, marquant fermement la volonté de s’émanciper de la tutelle européenne. Lorsqu’en 1823 Iturbide est destitué, une période d’instabilité profonde frappe le Mexique où la principale question est la suivante : faut-il créé une République centralisée ou fédérale ? Les empereurs qui vont relayer Maximilien installé sur le trône jusqu’à son assassinat en 1867 témoignent par leurs origines indiennes du métissage constitutif du Mexique. Bien que ce dernier soit aujourd’hui encore composé en grande majorité par une population indienne où se différencient plusieurs communautés, c’est cette population installée au centre et au sud de l’Etat mexicain qui souffre le plus des inégalités de développement. Issus des milieux ruraux, ces habitants sont à l’origine de la Révolution portée par un leader charismatique, Zapata, qui contribuera par l’héritage qu’il laisse à ses posterieurs à institutionnaliser la rebellion.

Emiliano Zapata

En quoi l’histoire du Mexique est-elle le reflet de l’affaissement d’un idéal révolutionnaire, qui ne peut se réaliser dans un monde où régit un système capitaliste et globalisé, et dans lequel les Etats sont interdépendants ?

De 1876 à 1910, le général Porfrio Diaz d’origine mixtèque est président du Mexique. Entouré d’intellectuels technocrates et positivistes au sein du gouvernement, les cientificos, il entreprend de nombreuses mesures visant à moderniser le pays. D’une part, les réseaux ferrovières et les transports sont améliorés ; on construit 19 000 km de voies ferrées, permettant de fluidifier et de multiplier les échanges commerciaux du pays. On constate cependant que ces mesures, touchant d’avantage la capitale et de manière générale la région centrale du Mexique, accentuent les différences de développement entre les différentes régions. De plus, la situation sociale reste assez similaire et les chefs locaux sont toujours aussi influents, au détriment d’une population paysanne majoritairement indienne. Le pouvoir fédéral n’a pas grande influence sur ces hacendados, propriétaires terriens privilégiés contre lesquels les paysans du centre et du Sud du Mexique vont se révolter dès 1910. Au Nord, le mouvement des insurgés est porté par Francisco Madero. Ce dernier, d’origine aisée, réussi à rallier à sa cause principalement les classes moyennes, désireuses d’avoir une marge d’action plus importante dans le vie politique du pays. Au Sud, les troupes d’Emiliano Zapata, véritable symbole révolutionnaire pour ses contemporains et par la suite encore, sont composées de membres de communautés indiennes qui s’insurgent contre ceux qui veulent les déposséder des terres cultivables. Ainsi, les insurgés du Sud parviennent à contrôler sous l’égide de Zapata l’Etat du Morelos au centre du Mexique, ce qui permet la redistribution des terres aux communautés indiennes. En mai 1911, face à la victoire des troupes de Madero, Diaz est contraint à l’exil, et le chef des insurgés du Nord prends sa place à la présidence. Cependant, davantage concerné par le désir de répondre aux attentes des classes moyennes relativement aisées, Madero ne cherche pas à régler le conflit concernant la possession des terres agricoles : Zapata, insatisfait, continue donc de contrôler et d’administrer l’état du Morelos. Lors d’un coup d’Etat en 1913, Madero est assassiné par Victoriano de la Huerta. Le sénateur Venustiano Carranza, contre le nouveau pouvoir, se fait de plus en plus influent et obtient même le soutient des Etats-Unis : Huerta ne parvient pas à rester durablement au pouvoir, contraint lui aussi à l’exil en 1914 par le général américain Pershing. L’ancien sénateur parvient alors au poste de Président du Mexique jusqu’en 1920, et va entreprendre une réforme agraire en 1915 qui vise un partage plus équitable des terres, affaiblie en 1919 au moment où Zapata meurt assassiné. Aussi, il entreprend la création d’une nouvelle Constitution en 1917. Cette dernière affirme principalement son détachement du clergé, une plus grande centralisation politique, laissant en outre une marge d’action importante au président, et l’avènement de nombreux acquis sociaux. Si Carranza légitime certaines revendications demandées par les révolutionnaires et que ces idées sont largement partagées, il rencontre tout de même une opposition qui lui vaudra d’être assassiné par les troupes d’Alvaro Obregon, qui devient président en 1920. Ce dernier va largement s’appuyer sur la Confédération régionale des ouvriers mexicains pour accéder au pouvoir. Davantage porté sur le monde urbain, il limite la réforme agraire afin de protéger un certain nombre de grandes exploitations agricoles nécessaires à la croissance économique. Sa politique, qui se veut détachée du communisme, vaut à gouvernement d’Obregon d’être reconnu par les Etats-Unis en 1923. Elu en 1924, Plutarco Ellas Calles porte lui aussi particulièrement son attention sur le monde ouvrier et s’appuie sur plusieurs grandes organisations syndicales, telles que la Confédération régionale ouvrière mexicaine fondée en 1918 ; le chef de ce syndicat, Luis Morones, est d’ailleurs nommé à la tête du Ministère de l’Industrie,du Commerce et du Travail, symbolisant la considération que porte Calles à la classe ouvrière. Le président témoignera par sa politique de sa volonté d’une plus grande marge de manœuvre du gouvernement fédéral.
C’est en 1929 que le Parti National Révolutionnaire (PNR) est fondé, institutionnalisant ainsi la Révolution. Il sera extrêmement puissant jusqu’aux années 1940. La présidence de Lazaro Cardenas (1934 – 1940) marque un tournant et s’inscrit davantage dans cette institutionnalisation de la Révolution. En effet, originaire du Sud du Mexique, Cardenas va tenter de répondre aux aspirations des paysans en pratiquant une politique de distribution des terres importante. Ainsi, 18,7 millions d’hectares sont répartis et attribués à 730 000 exploitants regroupés en coopératives. Cardenas s’attarde sur le cas des populations indiennes marginalisées, et créé un Département des Affaires Indigènes. Si Calles s’oppose vivement à la politique de Cardenas en affirmant que ce dernier ne prends seulement encompte les intérêts des communautés indiennes (ce qui lui vaudra d’être condamné à l’exil en 1936), on ne peut que constater qu’il s’agit là d’un avis trop tranché sur la question, étant donné qu’une partie de la politique du Président consiste à s’occuper du secteur industriel. Cardenas est nottament à l’origine de la création de la Confédération des Travailleurs du Mexique. Afin de marquer l’autosuffisance et l’indépendance du Mexique vis-à-vis des grandes puissance que sont les Etats-Unis et le Royaume-Uni, le président va entreprendre la nationalisation de secteurs stratégiques, tels que les compagnies pétrolières en 1937 et les compagnies de chemin de fer en 1938. Cette même année, le PNR devient alors le Parti de la Révolution Mexicaine, avec pour devise « Pour une démocratie des travailleurs », témoignant de la primauté des classes ouvrières et rurales modestes. Les présidences suivantes connaissent un fonctionnement assez similaire, mais s’appuient néanmoins sur des populations qui diffèrent : par exemple, Miguel Aleman (1946 - 1952) sera davantage enclin à servir les intérêts de la population qui compose le milieu des affaires, tandis que le suivant, Adolfo Lopez Mateo (1958 – 1964), espère le soutien de la classe moyenne. On peut néanmoins affirmer que les gouvernements successifs font preuve d’un important clientélisme et ne se font ni ne fonctionnent sans corruption.

On constate l’effacement progressif de la défense consensuelle des milieux ruraux marginalisés, ce qui peut être mis en évidence même par la nouvelle devise du parti révolutionnaire, devenu en 1946 le Parti Institutionnel Révolutionnaire, « Démocratie et Justice Sociale ». C’est au cours des années 1940 que ce constat ce fait de plus en plus évident, le parti au pouvoir devant s’adapter au nouveau contexte socio-économique mondial. Tiraillée entre ses aspirations révolutionnaires nationalistes et un rôle à jouer dans l’économie globale, la politique mexicaine fait preuve de nombreuses discordances.

En effet, en 1939 est fondé le Parti d’Action Nationale (PAN), qui réponds davantage aux aspirations de la classe bourgeoise, plus aisée et commercante. Celle-ci est d’ailleurs à l’origine de heurts violents en 1940, qui obligent le président Manuel Avila Camacho à suspendre la distribution des terres. La Guerre Froide contribue à souligner l’ambiguïté de l’attitude du Mexique, qui se veut d’un point de vue géopolitique leader du mouvement des Non-Alignés, mais qui tend à adopter un comportement contradictoire en ce qui concerne sa politique interne. Le Mexique se montre comme étant le justicier du Tiers-Monde en se portant garant de la démocratie : le pays aide financièrement les opposants de diverses dictatures d’Amérique Centrale, soutenues par les Etats-Unis, telles qu’au Guatemala. Le 14 février 1967, est signé à Tlatelolco (Mexique) un traîté visant à exempter les pays d’Amérique Latine et des Caraïbes de toute arme nucléaire, ce qui éviterait aux pays signataires d’être attaqués par les grandes puissances nucléaires que sont les Etats-Unis par exemple. Aussi, la Conférence internationale sur le coopération et le développement réunit à Cancun 22 chefs d’Etat de pays développés du Nord mais aussi de pays du Sud, visant à établir une meilleure relation entre les différentes puissances pour pallier à l’endettement des pays du Sud. Dans ce contexte de Guerre Froide, si la géopolitique et la diplomatie mexicaines reflètent d’un certain point de vue l’attachement du pays aux valeurs révolutionnaires portées depuis le début du XXème siècle, on ne peut en dire autant concernant sa politique interne. En effet, les gouvernements suivants se montrent de plus en plus hostiles aux mouvements contestataires de gauche. C’est ainsi qu’en 1968, le Président Gustavo Diaz Ordaz (1964 - 1970) ordonne à son armée la répression de manifestations étudiantes auxquelles se joignent aussi ouvrier et classe moyenne. Les affrontements sont extrêmement violents, surtout le 2 octobre où 275 personnes sont tuées à Tlatelolco. Dans l’Etat de Gerrero particulièrement, les autorités se font extrêmement repressives vis-à-vis des paysans qui exigent plus de terres à cultiver. D’un point de vue économique, les gouvernements successifs adoptent une attitude qui témoigne d’un tiraillement entre un système libéral, et un autre davantage porté sur les réformes agraires voulues par le PRI. A partir des années 60, on cherche à multiplier l’implantation de maquiladoras, immenses usines d’assemblages, mais Ordaz, pour rester en concordance avec les objectifs initiaux du PRI, continue la distribution des terres : ainsi, 24 millions d’hectares sont répartis en 6 ans.
La fin du mandat de José Lopez Portillo (1976 – 1982) marque la fin d’une politique portée par les valeurs révolutionnaires. En effet, le contexte économique tend à opter pour des mesures de plus en plus libérales. Si au début de son mandat le Président connaît une prospérité économique qui permet indirectement de réformer la Constitution en 1977 pour plus de démocratie en affirmant la légalité de trois autres partis (le Parti édmocrate mexicain, le Parti socialiste des travailleurs et le Parti communiste), la situation s’inverse rapidement : en 1981, le cours du prix du pétrole chute, privant le pays d’une de ses principales ressources financières. La dette extérieure, estimée à 85 milliards de dollars, ne permet pas à l’Etat fédéral de rembourser ses emprunts. De plus, la monnaie mexicaine est dévaluée. Enfin, il existe au sien du pays une importante fuite des capitaux ; pour tenter de pallier à cela et répondre aux aspirations initiales du PRI, on décide de nationaliser le système bancaire. La présidence suivante, qui hérite de ce contexte économique difficile, prends des mesures plus ouvertement libérales dans un monde de plus en plus globalisé. En 1982, Miguel de la Madrid Hurtado doit faire face à la crise économique, impliquant au sein du pays un taux de chômage et d’inflation extrêmement élevé, la chute de la production industrielle, de la consommation intérieure, des importations et des exportations. Le pays réussit à se redresser économiquement grâce à l’aide apportée par le Front Monétaire International, qui conseille de réduire les effectifs des entreprises étatiques par exemple pour limiter les dépenses. Cependant, la situation redevient difficile aussi bien économiquement que socialement lorsqu’en 1985, des tremblements de terre détruisent une partie importante de la ville de Mexico, où l’on recense 5000 victimes. De plus, en 1986, le cours du pétrole connaît un autre affaissement de 50%, encourant une baisse des revenus de l’Etat équivalente à 6% du PIB : on sollicite une nouvelle fois l’aide du FMI, ce qui induit une baisse de la confiance internationale. Cette relation entretenue avec le FMI va être de plus en plus importante et témoigne du rapprochement entre le Mexique et les Etats-Unis, comme lors de la crise économique qui touche le pays en 1994 en raison de la dévaluation à 50% du peso.
La fin de l’hégémonie du PRI se fait de plus en plus évidente lorsqu’est élu en 1988, non sans passer par une fraude électorale importante, le président Carlos Salinas de Gortari, membre du Front Démocratique National. Sa politique clairement néolibérale permet de redresser la dette du pays par une entreprise importante de privatisation. Grâce à cela, la confiance internationale est à nouveau de mise, et le Mexique intègre différents organismes interétatiques pour marquer son impact dans l’économie mondiale : le GATT (General Agreement on Tariffs and Trade) en 1996, l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques) en 1996, la même année où l’ALENA est mis en place (Accord de Libre-Echange Nord Américain). Ce dernier concerne les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, marquant un véritable tournant dans les relations que le pays entretient avec les Etats du Nord. Il s’agit de privilégier la production et l’échange de biens et services des trois pays, tout en facilitant la circulation des capitaux pour ainsi éviter la concurrence des produits asiatiques sur le marché américain. Nombre d’entreprises américaines ont été par ce biais délocalisées au Mexique en raison du faible coût de sa main d’oeuvre, ce qui a engendré la disparition d’un nombre extrêmement importants d’entreprises mexicaines locales et a contribué à fragiliser les milieux ruraux, ne recevant que très peu d’aides de la part de l’Etat fédéral.

Cette nette tendance à la libéralisation du Mexique, ouvertement en contradiction avec les aspirations du PRI en raison des besoins de son économie, se fait aussi largement, élargissant le fossé qui préexistait entre les milieux urbains et industrialisés du Nord et les milieux plus ruraux du Sud.

La fin du XXème siècle est extrêmement mouvementée au Mexique. Les scandales financiers et politiques à la fin du mandat de Gortari, ainsi que l’assassinat du candidat du PRI Luis Donaldo Colocio à Tijuana ont contribué à diminuer une nouvelle fois la confiance internationale, puisque le gouvernement semble destabilisé. C’est Ernesto Zedillo Ponce de Leon, doctorant de la prestigieuse université américaine Yale, qui arrive à la tête du gouvernement. Membre du PRI, il continue néanmoins une politique libérale tout en mettant en place des mesures visant à limiter les fraudes électorales présentes au Mexique à toutes les échelles. Le nouveau gouvernement doit faire face à la révolte néozapatiste en réponse à la mise en place en 1994 de l’ALENA. L’EZNL (Ejercito Zapatista de liberacion nacional), principalement composé de communautés indiennes issues du monde rural, lance une violente insurrection afin d’exiger de meilleurs conditions d’existence, tandis que les habitants du Nord du Mexique bénéficient du développement. Dirigée par le sous-commandant Marcos, l’armée de l’EZNL exige l’application dans l’Etat du Chiapas de la réforme agricole de 1915 qui n’a jamais été mise en œuvre au nom de la préservation des grandes propriétés. Il s’agit aussi d’expérimenter une plus grande démocratie qui depuis des années n’est pas effective pour tous, ce qui passerait par la reconnaissance officielle des populations indiennes. Cet événement, qui dure sur plusieurs années, marque un véritable fossé entre deux Mexiques, posant le problème de l’unité nationale. Dans un contexte mondial où l’hégémonie des pays du Nord et des Etats-Unis nottament est de plus en plus contestée, des intellectuels venus du monde entier prennent part au combat mené par Marcos, qui dirige entre juillet et août 1996 une « Rencontre internationale contre le néolibéralisme et pour l’humanité ». Etant donné la tournure que prennent les évènements, Zedillo interdit aux militaires de s’attaquer aux bases des insurgés présents dans le Chiapas, ce qui n’améliore guère la situation puisqu’en 1997, 45 indiens Tzotzils sont tués, sousponnés d’être liés à la révolte.
C’est néanmoins sous la présidence d’un homme de droite et membre du Parti d’Action Nationale (PAN), Vicente Fox (2000 – 2006), ancien directeur très populaire de la firme Coca-Cola au Mexique, que les négociations sont entreprises avec les membres de l’EZNL alors en rupture avec le gouvernement fédéral depuis 1996. Le discours des insurgés est officiellement reconnu en 2001, lorsqu’une grande marche vers Mexico est organisée pour défendre la loi d’autonomie du Chiapas. Des milliers de mexicains les accueuillent, et les députés assistent au discours de Marcos. Cette marche se fait en réponse aux efforts effectués par le nouveau gouvernement, qui libère nottament les prisonners néozapatistes. Cependant, les modifications de la Constitution nécessaires à la mise en œuvre de la loi d’autonomie ne satisfont guère l’EZNL. L’armée de Marcos décide donc de continuer à administrer le territoire du Chiapas, bien qu’il soit étroitement surveillé par les militaires, ce qui donne fréquemment lieu à des heurts violents.
La présidence de Vicente Fox qui cherche à réconcilier les communautés paysannes indiennes à avec la politique mise enplace au niveau fédéral ne peut être réduite aux frontières nationales. Le plan Puebla-Panama, s’il vise à favoriser le développement dans l’Etat du Chiapas et par extension celui du Mexique, tend aussi à moderniser l’Amérique Centrale et les Etats du Sud du Mexique. Il s’agit donc de mettre en place un véritable contrepoids de l’ALENA. En 2001, 8 millions d’habitants de l’Amérique Centrale vivent dans une situation de marginalité. Le 15 juin 2001, lors une réunion extraordinaire, le chefs d’Etat et les gouvernements centroamériains se sont mis en accord avec le gouvernement Mexicain pour le développement de l’Amérique Centrale au cours du XXI ème siècle : c’est le Projecto Mesoamerica, qui prévoit entre autres l’amélioration de la distribution d’énergie, la lutte contre la pauvreté et la protection de l’environnement. Cependant, le projet reste assez vaste et difficile à mettre en place concrètement. De plus, le président, puisque le PAN ne bénéficie pas de la majorité parlementaire, peine à mettre à biens ses projets économiques relatifs à l’Amérique Centrale. Vicente Fox tient à préserver de bonnes relations avec les Etats-Unis, ce qui affecte celles que le Mexique entretient avec Cuba et le Venezuela gouverné par Hugo Chavez.

Pour conclure, nous pouvons dire que l’idéal révolutionnaire symbolisé au début du XXème siècle par Zapata n’a pu se concrétiser par une politique interne en raison du contexte économique mondial dans lequel le Mexique peut difficilement s’émanciper. De surcroît, bien que la Révolution ait été institutionnalisée par la création du PRI, elle n’a pu qu’être représentée par une classe politique élitiste. La démocratisation du pays est difficile, puisqu’elle est impulsée par des gouvernements corrompus et instables, bien que la fin du XXème siècle témoigne des efforts fournis pour lutter contre les fraudes électorales. La politique mexicaine au début du XXIème siècle est surtout axée sur la lutte de la criminilaté et le narcotrafic, fortement réprimés par le président Calderon (2006 – 2012). Face à l’échec de la droite conservatrice concernant la répression de la criminalité, la fracture de plus en plus profonde entre les États du Nord et les États du Sud du Mexique, le PRI revient au pouvoir sous le mandat d’Enrique Pena Nieto en 2012.
Pena Nieto et le P.R.I, par Chapatte {JPEG}

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