Accueil > Créations littéraires > Improvisations libres > Les citoyens du monde face aux balles

Les citoyens du monde face aux balles

lundi 14 décembre 2015, par Florine Périllaud


La fusillade au parlement d’Ottawa vue de l’intérieur


Article écrit dans le cadre d’un rapport de mobilité.
Il semblait pertinent de le partager, un mois après les attentats du 13 novembre 2015 de Paris.

Les fusillades qui ont fait trembler la ville d’Ottawa le 22 octobre 2014 sont et resteront gravées dans la mémoire de tous. Causant la mort de deux personnes, ces quelques heures auront suffi à paralyser le Canada pendant près de 48 heures. L’attaque du symbole officiel du pouvoir du pays n’a pas laissé insensible le monde entier. Malgré l’isolation du centre de la ville et l’établissement d’un périmètre de sécurité, un climat d’angoisse s’est propagé à la vitesse de l’écho des coups de feu.


L’université d’Ottawa a diffusé des consignes de sécurité par le biais des messageries électroniques des étudiants et des réseaux sociaux. Ces derniers, présents dans l’enceinte de l’établissement au moment des faits, ont été priés de rester confiner à l’intérieur et à distance des fenêtres. Les médias ont pris le relais en conseillant la population de ne pas quitter leur logement ou leur lieu de travail jusqu’à nouvel ordre.

Mis à part quelques irréductibles, les rues ont été désertées laissant place à une ville fantôme. Les plus téméraires qui ont continué à arpenter les rues de la ville ont continué leur journée ordinaire ponctuée de « RENTREZ CHEZ VOUS » paniqués. L’allié et voisin du Canada, les Etats-Unis, ont fait ressentir leur préoccupation et leur présence dès les premiers coups de feu par un déploiement des forces militaires et du FBI.

Bien après l’abattement du tireur et l’assurance d’une ville sûre, une tension flottait dans l’air d’automne d’Ottawa. Les lieux du drame ont été désertés pendant des jours, les amphithéâtres de l’université ont accueilli les étudiants le lendemain, bien que certains professeurs aient préféré annuler les cours.

On se demande toujours comment on se sentirait si on se trouvait à quelques centaines de mètres d’un tel drame. La réponse est simple. Ce jour là à Ottawa, canadiens et citoyens du monde ont été tous touchés par un profond sentiment de tristesse et de respect pour ceux tombés sous les balles.

Parlement d'Ottawa

Partager

Commenter

TAGS

EN IMAGES

Paul Hansen, “Un enterrement à Gaza”, 2012, 1er prix World Press Photo (...) Le Mensuel du Morbihan Couverture de "La femme qui tremble : une histoire de mes nerfs", (...) News Carte de la région 1914-23

Visiteurs connectés : 3