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Das Leben der anderen, Florian Henckel von Donnersmarck

jeudi 10 décembre 2015, par Eléonore Vinais

Das Leben der anderen, Florian Henckel von Donnersmarck

Traduit en français « la vie des autres ».

La vie des autres se déroule en RDA et se concentre sur les agissements de la Stasi et sur l’oppression latente que subissent les habitants.
Le film prend pour angle d’attaque les pressions physiques mais surtout psychologiques de la Stati, considérées comme leur moyen d’action principal.

Entre fiction et documentaire, La vie des autres tient le spectateur en haleine pendant 2h17. D’une rigueur allemande remarquable (l’auteur a passé quatre années à se renseigner, consulter des archives et des experts) et en même temps d’une finesse extraordinaire, le film réussit un pari osé !

La première scène, à l’université, montre les méthodes employées par la Stasi aux futurs membres de la police secrète pour faire avouer les coupables : empêcher les détenus de dormir révèle chez les coupables de l’enragement alors que les innocents restent calmes et se taisent.

En 1984, Georg Dreymann, un dramaturge loyal au régime, se retrouve sous surveillance complète par l’agent Wiesler, car considéré comme « trop poli pour être honnête ». En réalité, c’est l’amant d’une actrice talentueuse que le ministre tout puissant a pris pour maîtresse. Chantage, secret, mal-être apparaissent tout au long du film, insistant sur la surveillance accrue, le climat de suspicion et le peu de liberté de l’époque.
C’est alors l ’évolution du personnage de l’espion de la Stasi (Wiesler) qui donne corps au film, laissant entrevoir un semblant d’humanité dans un personnage robotisé et mécanique, marchant au rythme des ordres du ministre. Il va suivre de près l’histoire d’amour entre le dramaturge et l’actrice, ce qui va le troubler, le toucher, l’emporter.

A la fois documentaire et romancé, le film propose un synthèse assez juste de l’époque de la RDA, bien qu’une fin un peu rapide et parfois décevante. Une performance artistique remarquable !

«  Le long métrage de Florian Henckel von Donnersmarck, à la fois ambitieux et impressionnant dans son projet, classique et émouvant dans sa facture, semble l’oeuvre d’un réalisateur en pleine maturité » Libération

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