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Cité de Vérité, MORROW James

Fiche de lecture d’Eva Rochette

samedi 11 avril 2015, par Julie Picoulet

  L’auteur :

James Morrow , écrivain américain contemporain, écrit Cité de Vérité en 1998. Né en 1947, à Philadelphie, il écrit majoritairement des œuvres de science-fiction. Il se fait connaître et rencontre le succès aux États-Unis et en France grâce à sa trilogie : The Godhead Trilogy (la trilogie de Jéhovah). En 2003, il publie Le dernier Chasseur de Sorcières. Son dernier ouvrage lui a permis de se distinguer grâce au Prix Nébula, qui récompense les grands auteurs de science-fiction. Inspiré par les philosophes des lumières ainsi que par des auteurs du XXème siècle tels que Georges Orwell, James Morrow propose un regard critique sur nos sociétés en inscrivant ses personnages dans un cadre imaginaire et poussant à l’extrême certains traits de nos sociétés. Ses œuvres, à la fois iconoclastes et satyriques , permettent une réflexion poussée sur des thèmes contemporains comme la place de la religion, le sens de la vie ou encore le rôle de la vérité.

  Résumé de l’oeuvre :

La Cité de Vérité relate le parcours d’un Veratsien, habitant de la cité dystopique « Veritas » où le mensonge est devenu physiquement impossible. En effet, à l’âge de dix ans, chaque individu reçoit un électrochoc qui l’oblige à dire la vérité en toutes circonstances. Toutes les formes de distractions sont banies.

Jack Sperry , le personnage principal, est au début de l’œuvre un citoyen docile, qui exerce le métier de critique d’art. Le récit s’attache à suivre l’évolution de ce personnage qui, après avoir appris que son fils était atteint d’une maladie incurable, devient progressivement un dissident et rejoint les dissimulateurs de Satirev.

Remettant en question la place de la responsabilité individuelle face à l’autorité morale exercée par l’Etat et la société, La Cité de Vérité offre une vision extrême de la manipulation, qui au nom de la sécurité et de l’ordre, est utilisée en reniant l’humanité et la capacité créative des civilisations.

  Critique & Analyse :

Selon Eva Rochette, qui a lu La Cité de Vérité l’année dernière, "le roman de James Morrow est un conte philosophique dans le sens où il entend montrer les effets d’un totalitarisme d’une manière généralisable. [...]Tous les systèmes totalitaires sont régis par une vérité absolue et agissent conformément à cette dernière. Dans « Cité de vérité » c’est précisément la vérité qui est le point d’ancrage de l’idéal et qui crée la société totalitaire." [...]

La Cité de Vérité est un roman de science-fiction qui n’offre pas au lecteur un décor futuriste et technologique mais un monde où l’autorité s’exerce sur le langage et sur le corps. [...] Le totalitarisme de la cité Veritas n’est pas détenu par un pouvoir personnifié mais par la Vérité elle-même. Les disciplines contemporaines, qui dépassent les frontières de notre planète pour connaître la Vérité, donnent un caractère absolu à celle-ci. [...]

James Morrow assume une foi dans l’Homme sensible , qui par sa capacité de rébellion peut lutter contre des règles sociales rigides basées sur une idéologie répressive. L’Art, la littérature semblent être les meilleurs moyens de reconditionnement de l’Homme : ce n’est qu’éclairé de la relativité des concepts de « Vrai » et « Faux » qu’il sera en capacité d’exercer son libre arbitre."

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