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Photo de guerre : l’illusion de la transparence

lundi 17 novembre 2014, par lettres-scpo

Voici une très bonne mise au point du toujours indispensable André Gunthert, je cite un extrait :

« La première leçon de ces images, c’est que leur sens varie en fonction des convictions du spectateur. Pour ceux qui ont pris ou ont diffusé les photos de Nguyen Van Lem, Saddam Hussein ou James Foley, le sujet est un ennemi qui a mérité son sort. Mais la circulation des images les expose aux regards de ceux de l’autre camp, qui les perçoivent différemment. La censure ou le floutage de l’image est la manifestation de cette inversion de lecture.

En d’autres termes, la censure des images est moins une question de respect des victimes que le signe d’une prise de parti géopolitique. Pourquoi toutes les images de victimes ne sont-elles pas floutées ou censurées ? Pourquoi voit-on si rarement des images de victimes occidentales ? Pourquoi le fond de commerce du photoreportage est-il l’exploitation de la douleur de populations non-occidentales ? »

et vous laisse lire la suite

Paul Hansen, “Un enterrement à Gaza”, 2012, 1er prix World Press Photo 2013.

« l’exhibition photographique des cruautés infligées aux autochtones basanés des pays exotiques perpétue cette offre, aveugle aux considérations qui interdisent l’étalage de la violence faite à nos propres victimes ; car l’autre, même lorsqu’il n’est pas un ennemi, est toujours perçu comme quelqu’un à voir, et non comme quelqu’un qui (à notre exemple) voit aussi. » [1]

Voir en ligne : Photo de guerre : l’illusion de la transparence

Notes

[1Susan Sonntag, cité d’après André Gunthert

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