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Le petit dictionnaire non-illustré du Milanais malicieux.

Quatre mois comme une escalope.

vendredi 25 mars 2011, par Pierre Bonneau

 Préface

Milan fut un temps Mediolanum, capitale de l’Empire Romain. Elle devint ensuite un carrefour commercial, située au confluent de plusieurs routes fréquentées. Haut lieu de la Renaissance par la suite, le conquérant Napoléon ne put résister au désir, quelques siècles plus tard, de la pénétrer et de la posséder. Mais les ans ont passé et l’Histoire est morte. Nous sommes au règne de la mondialisation, à l’ère du flux tendu, de l’image et de l’informatif. Notre belle Milan est plus que jamais plongée dans ce monde de transactions et d’apparences : citadelle effervescente, ville sur le qui-vive, métropole tapageuse et secrète. Et désormais, c’est moi qui, après Napoléon, rentre par la petite porte de la Stazione Centrale, le 8 Septembre 2009 à 23h12.

La Stazione Centrale absolument gigantesque.

Mon objectif n’est pas de conquérir Milan, mais au contraire de m’offrir à elle. On m’a dit de cette ville qu’elle était bruyante, oppressante, clinquante et polluée, que son odeur de mode et de business se flairait à chaque instant, mais que sous ses dehors étouffants elle avait un vrai cachet. Vais-je me trouver confronté à un cliché ou vais-je découvrir quelque chose d’autre et m’épanouir dans un nouvel environnement ? Peut-être un peu des deux.

J’ai voulu, à travers ce Petit dictionnaire du Milanais malicieux, restituer un peu de l’ambiance de ces trois mois passé dans la capitale économique de l’Italie, et ses alentours. C’est une succession de définitions douces ou caustiques, dans lesquelles j’ai avant tout essayé d’être agréable à lire. En effet il m’a paru extrêmement difficile (voire prétentieux) d’analyser les mœurs d’une ville étrangère dans laquelle on a seulement vécu quelques mois. Comment porter un regard critique et pertinent lorsque l’on ne possède pas toutes les données de l’objet à étudier ? Comment éviter de restituer autre chose qu’un avis banal, qu’une succession de lieux communs ? Milan reste encore pour moi secrète, même si j’ai pu commencer à gratter légèrement la croute oppressante de pollution et de clinquant qui l’entoure. Pour parachever cette exploration, et ne pas m’en tenir aux seuls aspects géniaux ou scandaleux, j’y retournerai bien des fois, sans aucun doute.

Ainsi, je vous propose la lecture d’un rapport au ton souvent enlevé, qui n’est rien de plus que ce qu’il se prétend : un agréable exercice de style, une remémoration nostalgique d’instants passés, et surtout un divertissement joyeux (et parfois grinçant) pour lecteur pétillant. N’y voyez aucune prétention, aucun préjugé, seulement un amour un peu vache pour une ville difficile à apprivoiser qui sait se montrer aussi belle qu’elle peut parfois paraître laide.

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1 Message

  • Le petit dictionnaire non-illustré du Milanais malicieux. Le 26 mai 2011 à 14:34, par Martin Rass

    Le culte du corps n’est pas l’exclusivité du fascisme, c’est très largement répandu dans nos sociétés occidentales ("jeunistes et musclées" - il paraît même que les amateurs et particuliers sont aussi friands de produits dopants, si ce n’est pas plus que les athlètes de haut niveau). Milan est aussi le fief politique de Berlusconi et/ou la Ligue du Nord d’Umberto Bossi - plus que le fascisme veille école, c’est aujourd’hui ce racisme nord-sud (intérieur et extérieur de l’Italie) et la xénophobie, qui ont cours et ce relâchement de la parole publique en permanence - ce qu’on résume désormais sous l’adjectif "décomplexé" - qui ennoblissent les pires idées.
    B. vient juste d’exclamer que si on laisse Milan à l’opposition, ils la transformeront en "Tzigano-Pole" ou "cité islamique". Quant à l’architecture fasciste il y a aussi le palais de justice...

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