Judith Migny/ novembre 29, 2018/ Pulsar

chronique du mardi 20 novembre 2018

Cette semaine, c’est la semaine européenne de réduction des déchets. Si vous nous écoutez aujourd’hui c’est que vous êtes probablement au courant, mais c’est jamais une mauvaise idée de répéter. Tous les jours, du 19 au 25 novembre nous sommes donc invité.e.s, nous citoyen.ne.s européen.ne.s à faire attention à notre consommation, et surtout à ce que l’on jette. Dans cette optique, l’université de Poitiers organise d’ailleurs une après-midi de ramassage de mégots. Rendez-vous jeudi à 14h devant la MDE. Mais moi aujourd’hui je voulais vous parler cinéma.

Il y a déjà 3 ans, le documentaire Demain, réalisé par Cyril Dion et Mélanie Laurent sortait en salles. Ce long-métrage présentent plusieurs aspects de l’écologie et surtout où nous en sommes, citoyens du monde, dans notre prise en compte de l’environnement dans nos façon de vivre. Les réalisateurs sont allés se renseigner auprès d’acteurs, à une échelle locale, sur leur façon de changer leurs habitudes en prenant en compte les facteurs écologiques. Mais si je vous parle de ce films réalisé il y a 3 ans aujourd’hui, c’est parce qu’il donne suite dans un second long-métrage qui sort en avant-première à Poitiers aujourd’hui. Le documentaire, Après Demain, c’est bien son nom hein, pas de confusion, est donc une sorte de suite logique à Demain, avec quelques années d’écoulées entre les deux. Mais ce qui est très intéressant dans ce deuxième film, c’est qu’il y a une confrontation. Cyril Dion et Mélanie Laurent vont refaire un parcours similaire a travers le monde pour rencontrer les auteurs de micro-initiatives écolos. Seulement cette fois-ci, iels ne seront pas que des convaincu.e.s ! Iels seront accompagné.e.s de Laure Noualhat, qui est une enquêtrice sur les front de l’écologie, mais assez sceptique sur l’impact que peuvent avoir les micro-initiatives sur le dérèglement climatique.

La confrontation me paraît très intéressante ici, car elle correspond à la position de beaucoup de personnes encore aujourd’hui. Des gens persuadés que ce qu’ils font de leur côté ne va pas faire changer les choses. Que seule une grande initiative globale pourrait mener à une amélioration. Le problème c’est qu’aujourd’hui, si on attend que tous les pays du monde se mettent d’accord sur la mise en place juste de politiques communes sur l’environnement par exemple, on est vraiment pas rendu.e.s… Alors que ce qui était mis en avant dans ce film, c’était justement toutes les actions dont on entend le moins parler, et celles qui pourtant sont si proches de nous. Des associations de producteurs, agriculteurs, commerçants, particuliers, architectes… l’environnement fait parti intégrante de nos vies, et il est possible d’avoir une attitude bienveillante et écoresponsable quelle que soit notre activité.

Bon vous l’aurez compris, moi j’ai déjà pris position. Mais si vous ce n’est pas le cas, si vous vous posez des questions, et se poser des questions c’est bien, c’est ça qui fait avancer les mentalités et changer les choses ! Je vous encourage en tout cas à aller confronter vos opinions avec ce documentaire. Peut-être y trouverez-vous des idées, des réponses… En tout cas vous ne perdrez pas votre temps !

Judith Migny

chronique du vendredi 23 novembre 2018

C’est la deuxième fois que je vais dire ça depuis mardi mais : cette semaine c’est la semaine européenne de réduction des déchets ! J’espère que vous y avez tous et toutes participé… Je le répète jamais assez : les petits gestes du quotidien sont les plus importants ! Ceux que l’on peut changer facilement. Stop aux mégots par terre (surtout qu’ils ont été ramassé par beaucoup de gens hier sur le campus). Stop aux pailles en plastique. Stop aux sacs en plastique. Ok je m’arrête là pour aujourd’hui, sinon on y est encore ce soir !

En cette semaine portée écologie donc, je suis allée au cinéma. Mardi, il y avait une émission spéciale écologie sur Pulsar. Pour les non-assidus du 95.9, allez réécouter le podcast sur le site internet, il y avait pleins d’invité.e.s super intéressant.e.s. Pendant cette émission, j’avais évoqué le documentaire Demain, et sa suite, sortie cette semaine, Après Demain. Non je ne vais pas vous refaire la même chronique. Parce que entre les deux deviner ce que j’ai fais ? Et bien je suis allée à l’avant-première mardi soir, au CGR Castille. Et je vais vous faire un petit débrief, rien que pour vous.

La projection a fais salle comble. Déjà ça montre que les gens n’ont pas perdu leur intérêt pour l’environnement et l’écologie, ouf ! Oui parce que Après Demain, ça nous montre à quel point Demain a été une « révélation » mondiale. Plus d’un million d’entrées en France, traduit dans plusieurs langues, retransmit au siège de l’ONU… Bref, une prise de conscience commune peut-être ? Et bien c’est là-dessus que la journaliste Laura Noualhat a des doutes. Et ce qui est super, c’est que dans Après Demain, on reprend la dynamique du premier film, mais avec des remises en question. L’initiative citoyenne peut-elle changer les choses ? Les monnaies locales sont-elles une alternative qui fonctionne ? Les micro-initiatives ont-elles un impact sur le dérèglement climatique ? Autant de questions qui sont posées, observées, avec des exemples précis à l’appuie. Réussites, échecs, Cyril Dion et Laure Noualhat analysent toutes ces initiatives, font des constatations et en tirent des conclusions.

On retrouve le ton optimiste et encourageant de Demain et ça j’adore. Cependant cette suite est bien plus courte, et se veut bien plus critique. Oui il y a des choses qui bloquent dans nos sociétés lorsqu’on en vient à l’environnement. Non l’écologie n’est pas assez prise en compte. Non les politiques et les multinationales ne font pas le millième de ce qu’ils pourraient faire pour changer les choses. Mais à côté de ça, il y a pleins de gens qui veulent faire bouger leur monde. Qui veulent changer leur habitudes, mieux manger, mieux respirer, mieux consommer.

Je ne vais pas vous spoiler les solutions, parce que je voudrais que vous les entendiez et les voyez par vous-même. Car des solutions, oui, bien sur, il y en a ! Pleins même ! Mais si je peux un peu répandre le message sans vous en dire trop : la clé, c’est de se rassembler. Le réchauffement climatique, la pollution, la perte de biodiversité, c’est notre faute à tous. Ensemble. Alors la vraie solution, elle est là. On l’a tous avec nous, maintenant il ne nous reste qu’à la mettre en commun !

Judith Migny

Radio Pulsar

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