Judith Migny/ novembre 29, 2018/ Pulsar

chronique du vendredi 10 octobre 2018

Le climat, une lourde affaire. C’est un truc important tout de même. Les conditions de l’atmosphère terrestre, l’air qu’on respire, tout ça. Je comprends qu’on puisse être sceptique de pleins de choses. De la politique de Macron, des ananas sur la pizza, de la présence d’un cerveau chez Trump… Mais du climat, sceptique sur le climat ? Il y a vraiment des gens qui pensent que balancer des gros gaz noirs dans le ciel ça change rien à l’écosystème. Même moi qui ai arrêté la biologie il y a au moins 4 ans, je sais que c’est ridicule.

Il y a quelques jours j’ai encore eu un fous-rire en entendant une remarque si bête que ça en devient drôle. J’écoutais une chronique de Guillaume Meurice, et il interviewait un monsieur sur son avis sur les gaz polluants des voitures. Et là attention préparez-vous : l’homme lui réponds : « oui enfin, vous n’allez pas me dire que les volcans-là, c’est pas plus polluant hein ? ». Voilà voilaaaa. Bah oui c’est la faute de la nature c’est vrai, c’est plus simple. Et bien non monsieur, je vous assure que en faisant l’autruche on règle rarement des problèmes. Ah mince, pardon excusez-moi. C’est moi qui ne comprends rien. Parce que il n’y a PAS de problème ! La tout de suite c’est plus simple.

Et bien si, cher.e.s ami.e.s (avec un e aussi) je vous annonce, je vous assure, je vous certifie, qu’il y a officiellement un problème. Bon déjà parce que il y a des gens quand même qualifié.e.s qui on fait des recherches assez longues pour pouvoir prouver que la banquise fondait, que le climat se réchauffait, que la pollution tuait l’écosystème… Et puis parce que au quotidien, on peut s’en rendre compte. Je vous parle de Poitiers par exemple. En bonne écologiste que je suis (ou étudiante pauvre, à vous de voir), je viens à la fac en vélo. Et bien l’image que j’avais du grand bol d’air frais, de vent revigorant sur mon visage : bullshit. Non en faite je respire les gros pots d’échappements et j’essaye de survivre sans qu’une voiture me renverse sur un rond point. Pas besoin d’être dans une grande ville pour sentir la pollution, je vous rassure !

Ensuite, si la ballade en vélo ne vous motive pas trop, allez vous promener au bord du Clin. Le Clin c’est la rivière qui traverse Poitiers. Celle en dessous de Pont-Neuf, oui voilà. Penchez-vous du haut du pont, et plongez votre regard dans ces eaux brouillées et sales, couvertes d’algues envahissantes et d’une écume peu ragoutante. Oups, je vous ais encore coupé toute envie là. Bon je me concentre, un endroit sympa, pas trop pollué, ou vous pourriez profiter d’une peu d’oxygène et de l’écosystème pas encore totalement foutu. En plein centre il y a le parc de Blossac. Il est pas immense, mais il y a des animaux, le parc est assez arboré et plutôt sympa. En plus il est sur le plateau, donc normalement on est pas totalement dans le brouillard de pollution.

Pour éviter cette pollution, je vous dirais bien de prendre le bus, même si pour être honnête le réseaux n’est pas incroyablement optimisé… Mais bon c’est tout de même fonctionnel et quand on a vraiment décidé de changer ses habitudes polluantes, et bien c’est une bonne solution, n’est-ce pas Dom ? Je rigole je rigole, et puis Donald le dit lui-même : « Le concept de réchauffement climatique a été créé par et pour les Chinois pour rendre l’industrie américaine non-compétitive ». Voilà, c’était juste une connerie en faite, alala, moi qui commençais à m’affoler ! 

Judith Migny

Radio Pulsar

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